
Marcel Dumont, peintre des silences
« Entre tous les éléments, Marcel Dumont exalte le feu. » (François Cheng)
L’Académicien et poète François Cheng disait à propos de Marcel Dumont (1921-1998) : « Durant une vingtaine d’années, [il] a vécu dans les Alpilles, en constante familiarité avec les rochers et les arbres. Plus que de familiarité, il convient de parler de confrontation […] Un mouvement ascensionnel dégage alors l’œil-main du peintre de la force aspirante de l’abîme, l’exhorte à gagner la hauteur, à atteindre la cime. C’est sur l’extrême ligne de crête qu’éclot le chant, que se déploie l’enchantement. Tout à tour tourmentée et apaisée, une musique jamais interrompue se transmue ici en charnelle luminosité, diamantine, jaillissante. » (Cheminement, 1989).
Jean Bazaine, Jean Cocteau et François Cheng l’avaient bien compris : Marcel Dumont est un magicien.




